Les traitements des troubles urinaires

Dans le cas des problèmes urinaires liés à une vessie hyperactive, le traitement consiste à diminuer les contractions involontaires de la vessie. Le plus souvent, l'utilisation de médicaments tels que les drogues anticholinergiques donnent de bons résultats, rapidement, avec un effet très satisfaisant qui ne s'épuise pas avec le temps. Associées aux traitements médicamenteux, des techniques de rééducation périnéales avec un travail de biofeedbacks permettent un meilleur contrôle des besoins d'uriner ainsi qu'une inhibition au moins partielle des contractions vésicales involontaires.

Dans le cas de vidange vésicale incomplète (vessie rétentionniste) certaines stimulations-réflexes cutanées ou l'utilisation de la percussion sous-pubiennes peuvent faciliter le déclenchement de la miction.

Certains médicaments comme par exemple les alphabloquants ou les myorelaxants peuvent aider à la relaxation du sphincter mais ils sont souvent mal tolérés et la réponse thérapeutique s'épuise relativement fréquemment.

La méthode actuellement la plus efficace est celle des sondages intermittents utilisant des sondes à faible friction. Ces sondages se font grâce à une méthode d'apprentissage simple. Ils sont parfaitement indolores, effectués par le patient lui-même ou, éventuellement, par un membre proche de son entourage ou par le personnel paramédical. Cette méthode permet un vidage vésical complet et peut, dans certains cas, remplacer des mictions dans des vessies rétentionnistes. Quelquefois, cette méthode n'est nécessaire que pendant quelques semaines, voire quelques mois, jusqu'à la reprise d'un fonctionnement normal au niveau vésico-sphinctérien.

Le sondage à demeure doit être évité, sauf dans des situations où les handicaps du patient ou le contexte socio-familial l'exigent.

La tenue d'un calendrier mictionnel ainsi que des examens complémentaires : échographie des voies urinaires et du pelvis avec une mesure du résidu post-mictionnel, analyse d'urine et, surtout, bilan uro-dynamiques sont nécessaires pour bien évaluer et bien déterminer les dysfonctionnements vésicaux. Ils permettront ainsi au médecin de choisir correctement le traitement le plus adapté à votre cas.

D'autres problèmes comme des hémorroïdes, une fissure anale, une escarre, un ongle incarné ou un fécalome peuvent être une source d'aggravation des troubles urinaires, en particulier de l'incontinence : votre médecin les recherchera par un examen médical complet.

Etant donné l'évolution individuelle tout-à-fait aléatoire dans la sclérose en plaques, il est important que vous soyez régulièrement suivi pour vos symptômes urinaires et leur traitement. Chacun réagit différemment aux traitements et la maladie évolue différemment avec des lésions de démyélinisation tout-à-fait variables d'un patient à l'autre.

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Glossaire sur la scl�rose en plaques

Dernière modification
le 22 novembre 2018