Les troubles sexuels doivent être discutés au même titre que les autres difficultés
(motrices, sensitives, troubles de l'équilibre, etc.) rencontrées au cours d'une
Sclérose en Plaques.
Ils doivent faire l'objet d'une prise en charge spécifique et précoce.
Cependant, la sexualité ne doit pas être prise en compte séparément mais dans un contexte d'émotions, de sentiments et de partage dans une relation amoureuse. La sexualité n'est pas réservée à des hommes ou des femmes uniquement en bonne santé.
La dysfonction sexuelle individuelle ne doit pas masquer le retentissement au sein du couple : il est important que chacun des partenaires exprime sa souffrance afin d'améliorer la communication. L'épanouissement de la sexualité dans le partage libre et sincère, ne passe pas seulement par les relations sexuelles mais aussi par des sentiments sincères.
La sexualité est une part très importante et primordiale lors d'une relation amoureuse.
L'impact d'un diagnostic tel que la Sclérose en Plaques sur la qualité de vie peut, à lui seul, être susceptible d'expliquer certains troubles sexuels apparaissant dès le début de la maladie. Ces troubles peuvent ensuite disparaître.
La fréquence des troubles sexuels dans la Sclérose en Plaques, que ce soit chez l'homme ou chez la femme, est élevée. Cependant, la demande de soins reste difficile à formuler. En effet, les médecins hésitent souvent à soulever le problème par crainte de provoquer une angoisse susceptible d'entraîner des problèmes sexuels d'origine purement psychologique. De même, par pudeur ou par peur de la réponse médicale, le malade peut avoir des difficultés à exprimer ses craintes vis à vis de la sexualité ou de la fécondité.
Dr Maria Carmelita Scheiber - Nogueira
(Neurologue - Lyon)